- Les grandes entreprises ont carte blanche pour s’en prendre à leurs clients vulnérables
- Un exemple : le litige bancaire
- Le médiateur de la fédération bancaire française : l’ami des banques
- Un système qui se met en place partout
- Les grandes entreprises sont les assistés du système
Les grandes entreprises ont carte blanche pour s’en prendre à leurs clients vulnérables
Plutôt que de protéger le consommateur en étant exigeant envers les grandes entreprises, l’état les protège et leur laisse tout la latitude de mal agir.
Un exemple : le litige bancaire
Le client est forcé de suivre une procédure de médiation…
C’est notamment le cas des banques : en cas des litiges ces dernières sont ultra-protégées.
En effet, le client est forcé de suivre une médiation pour des litiges qui ne dépasse pas une certaine somme -autrement dit, si il est pauvre.
… notoirement connue pour rendre des décisions injustement favorables aux banques
Le médiateur bancaire de la fédération bancaire française est nommé par les grandes banques françaises.

Pierre Minor, actuel médiateur de la fédération bancaire française, a été Directeur juridique Groupe Crédit Agricole SA. de 2011 à 2021. [1]
Le médiateur de la fédération bancaire française : l’ami des banques
Comprenez que le médiateur, qui aime laisser trainer les dossiers –98 jours à attendre gentiment que la banque envoie ses éléments dans certains cas– n’est pas l’ami du client.
Au contraire, il ne semble là que pour faire lui faire perdre du temps et le décourager d’engager des actions judiciaires en rendant très souvent des conclusions biaisées et favorables à la banque.
En effet, comme vous pouvez le lire dans le rapport de 2021 de la médiation bancaire et de l’assurance du Comité Consultatif du Secteur Financier, des médiateurs bancaires décident de la recevabilité d’une demande en demandant l’avis de la banque.
«Toutefois, certains médiateurs examinent la recevabilité des demandes avec les services réclamations des professionnels. Cette pratique est totalement contraire aux textes législatifs et la CECMC.»
Page 45 du rapport de 2021 de la médiation bancaire et de l’assurance du Comité Consultatif du Secteur Financier
https://www.vie-publique.fr/files/rapport/pdf/280662.pdf
«Dans ces conditions, comment ne pas s’étonner de l’excès de zèle de certains médiateurs qui n’ont rien trouvé de mieux que de demander systématiquement l’autorisation à la banque avant d’examiner leurs dossiers (7).»
https://www.quechoisir.org/action-ufc-que-choisir-mediation-bancaire-un-grand-menage-s-impose-n92840/
Un système qui se met en place partout
Et les choses ne vont pas en s’améliorant.
Ce système qui permet aux grandes entreprises d’éviter de passer devant la justice pour leurs manquements se «démocratise».
Les mêmes facilités pour les compagnies aériennes maintenant
J’en tiens pour exemple l’apparition d’un nouveau décret qui force dorénavant les voyageurs à faire appel à un médiateur avant de pouvoir saisir la justice.

La justification totalement lunaire de cette décision ?
« Cette réforme dévoilée sous le gouvernement Bayrou à l’été 2025 a un but assumé : désengorger les tribunaux situés près des grands aéroports tricolores » [2].
On peut ne pas aimer François Bayrou, mais il a au moins le mérite de donner les vrais motifs derrière ses décisions, même lorsqu’elles sont abjectes.
Les grandes entreprises sont les assistés du système
Plutôt que de les pousser à exceller en évitant les litiges, l’état les aide à fuir leurs responsabilités.
L’état offre à ces entreprises des zones de non droit : des médiations chronophages qui flouent le consommateur en le décourageant d’actions judiciaires et qui rendent très souvent des décisions injustement favorables aux entreprises.

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